04mai

L’Inde est la destination favorite, pour la sous traitance informatique et les grands ténors de l’informatique, attirés par des coûts salariales moindres, s’installent dans la “Sillicon Valley” indienne : Bangalore. IBM, Capgemini ou encore AOL, se sont laissés séduire, et sous traitent une partie de leurs activités en Inde. Si on connait le sentiment assez critique des salariés occidentaux vis à vis de l’offshore, il est plus rare d’avoir l’avis de ces salariés indiens de grands groupes informatiques étrangers. Et une question se pose : comment les informaticiens indiens vivent -ils l’offshore ? Il semblerait que le constat soit plutôt négatif …
L’offshore, est souvent mis à mal dans nos pays occidentaux. Pourtant, cette pratique contribue à transférer de la valeur et participe au développement de pays en difficulté, c’est du moins ce que Xavier Bernard explique dans Ressources et Potentiel. L’Inde depuis cette vague d’externalisation mènent des actions de modernisation de ses infrastructures et investit dans la formation de ses citoyens pour attirer les investisseurs. Un plan de rénovation qui profite à tous les indiens et qui a permit à l’Inde d’afficher en 2007 une croissance à 8%. Si le gouvernement indien essaie par tous les moyens de charmer les SSII occidentales, ces dernières ne sont pas en reste et mettent toutes leurs énergies à appâter les jeunes cadres indiens avec quelques avantages … Il faut souligner que l’Inde totalise un turn over dans l’IT, plutôt élevé atteignant les 19%. Du coup pour éviter la pénurie de main d’œuvre, les SSII investissent dans le confort des salariés : locaux immenses et modernes, salle de tennis, crèche, salle de ping pong, cantine ouverte 24h/24h … Lorsque l’on interroge un salarié indien d’une SSII, il n’hésite pas à faire part de son grand enthousiasme.
Pourtant, si les témoignages semblent montrer une certaine frénésie, les chiffres sur la santé des informaticiens eux révèlent le contraire. Lire la suite …
Tags: condition de travail, Inde, informatique, maladies, offshore, réduction des couts, SSII, stress, suicide
08avr
L’association danoise Prosa a médiatisé une affaire qui a fait scandale au Danemark et qui incrimine la société CSC. En effet, cette dernière est accusée non seulement de “sous-payer les salariés indiens migrants au Danemark” mais en plus elle exercerait des pressions psychologiques et financières afin de dissimuler cette manœuvre. Ces accusations assez virulentes reposent sur le témoignage d’un des salariés indiens de CSC, en mission au Danemark. Un témoignage sans poids juridique puisque le salarié, n’a pas souhaité porter plainte contre la SSII…
L’association syndicale danoise Prosa (spécialisée dans l’informatique et supportée par 12000 adhérents issus du secteur IT), fait état “d’une nouvelle forme d’esclavagisme” lorsqu’elle évoque les conditions de travail des migrants indiens au Danemark. Selon cette organisme, CSC fait appel à ses effectifs indiens pour des missions au Danemark. Jusqu’ici rien de bien illégal, le point de discorde concerne le salaire appliqué à ses “migrants”. D’après Prosa, ils seraient payés a peu près à hauteur des salaires qui s’appliquent en Inde (400 à 670 euros avec en complément une prime de 1100 euros pour les frais), largement inférieur au salaire en vigueur (4200 euros) au Danemark. Bien entendu, une telle pratique est totalement proscrite par la législation danoise et relève d’une fraude assez lourde. Il faut savoir que du fait d’une convention fiscale bilatérale, les indiens en mission au Danemark ne paient pas d’impôt . C’est sur ce point, que CSC aurait joué, en effet, lors de la déclaration des salaires aux services de l’immigration le montant de l’exonération est ajouté aux salaires effectivement payés afin de gonfler les chiffres est paraitre dans la légalité. Lire la suite …
Tags: CSC, Danemark, fraude, Inde, Légalité, Prosa, Royaume Uni, salaires, sous-payés, SSII
30déc
En Inde, les SSII sont le symbole de la puissance technologique du pays aux yeux du monde et par conséquent, elles font l’objet de convoitise ou encore, elles peuvent être soumises à des risques “d’attaques terroristes”. C’est pourquoi, le gouvernement indien met à la disposition des dirigeants de SSII des forces paramilitaires afin d’assurer la sécurité des lieux en complément des agents privés de l’entreprise.
Ces “commandos” encadrent les lieux et préviennent d’un éventuel attentat. Infosys est la première SSII à s’être équipée de personnels paramilitaire, Wipro, TCS et IBM sont les prochains…
Ce recours aux militaires engendre des coûts considérables s’élevant à un demi millions d’euros par an pour l’entreprise. Un lourd budget, qui nous fait prendre conscience que les SSII en Inde font la fierté du pays et réclame ainsi toute l’attention nécessaire.
Tags: Inde, paramilitaire, sécurité, SSII, terrorisme