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207557-the-tunisian-jasmine-revolution-from-tunis-to-paris-300x200Les manifestations insurrectionnelles qui ont eut lieu en Tunisie de décembre 2010 à janvier 2011 ont provoqués le départ de Ben Ali et ainsi données peut-être indirectement un coup de pouce à la croissance économique tunisienne. Sa fuite pourrait donner plus de liberté aux chefs d’entreprises qui craignaient la corruption, les expropriations, impôts arbitraires et autres pots de vin. Voilà une situation inédite pour les acheteurs de prestations intellectuelles.

Comme le souligne le directeur technique d’Oxia (une SSII offshore tunisienne), Khaled Ben Driss, dans un article de pro.01net.com, la révolution tunisienne pourrait jouer une rôle important face aux besoins croissants d’externalisation des services informatiques d’Europe. Dans la suite de l’article, il présente la situation géopolitique tunisienne comme une situation à venir stable. Il n’existerait que très peu de chiites, de chrétiens ou bien même de kurdes, le risque de guerre civile est donc quasiment nul. Cette crise peut être une belle opportunité concernant le développement de l’IT, des services informatiques et du nearshore afin de créer des emplois et ainsi palier au chômage des diplômés tunisiens, qui rappelons-le, est l’une des raisons de la révolution de jasmin. La Tunisie possède selon lui de sérieux atouts : un taux d’alphabétisation de 81%, un taux de scolarisation de 96%, 500 000 sur une population de 10 millions de personnes et 60 000 diplômés dont beaucoup en TIC. De plus, l’Europe sortant à peine de crise, ne représenterait que 4,8% du marché des logiciels et services en France (dont 10 à 15% vers le maghreb), contre 20% en Grande Bretagne et aux Etats-unis. Toutes les conditions sont réunis pour que la Tunisie devienne l’un des paradis de l’Offshore. Elle représenterait déjà près de 25 000 postes crées pour les besoins des entreprises telles que ADP, Sagem, STMicroelectronics, Alcatel-Lucent, LG etc.

Néanmoins, les entreprises françaises restent encore dans l’incertitude, comme le mentionne le Figaro, et les analystes n’en font pas l’un des « chouchous » de l’offshore. Le dernier classement A.T Kearney sur les meilleures destinations offshore livre une carte du monde touchée par une lourde crise financière et une grande instabilité politique. Comme nous le signalons précédemment ici, l’Inde et la Chine se retrouvent privilégiés contrairement aux pays d’Afrique du nord. Ces deux pays possèdent une force de résistance due notamment à un important vivier de talents et une infrastructure de coût avantageuse.

La Tunisie présente pour certains une formidable occasion d’investissement dans l’offshore. La révolution du jasmin permettra très rapidement à la Tunisie de jouir d’un excellent climat des affaires et de répondre aux besoins croissants d’externalisation des services informatiques de l’Europe. Néanmoins, la Tunisie ne possède pas la confiance de cabinets d’études qui lui préfèrent des destinations plus orientales. A défaut de devenir un acteur majeur de l’offshore, la Tunisie peut être celui du nearshore francophone et ce n’est pas la France qui s’en plaindra.

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